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La couleur blanche chez un insecte recouvre des réalités très différentes selon les espèces : simple ravageur de collection végétale dans certains cas, enjeu structurel bien plus sérieux dans d'autres. Voici quatre profils blancs représentatifs de la faune rencontrée en France, jardin comme habitation.
Pseudococcidae
La cochenille farineuse se signale par une sécrétion cireuse blanche et cotonneuse qui recouvre son corps, une adaptation protectrice contre la dessiccation et certains prédateurs. Fixée aux tiges et à la face inférieure des feuilles, elle prélève la sève par piqûre, affaiblissant progressivement la plante hôte. Sa reproduction rapide en fait un ravageur redouté des collections de plantes d'intérieur, où l'absence de prédateurs naturels favorise une prolifération accélérée.
Aleyrodes proletella
Les aleurodes, ou mouches blanches, appartiennent à un ordre distinct de celui des mouches véritables — les hémiptères, comme les pucerons — malgré une ressemblance superficielle. Leur envol groupé et caractéristique lorsqu'une plante infestée est dérangée constitue un signe diagnostique immédiat. Comme de nombreux piqueurs-suceurs, elles excrètent du miellat sucré, substrat propice au développement de la fumagine, un champignon noirâtre qui réduit la photosynthèse des feuilles touchées.
Melolontha melolontha
Le ver blanc, larve du hanneton commun, passe plusieurs années sous terre avant sa métamorphose, se nourrissant activement des racines de graminées et de jeunes végétaux. Sa silhouette recourbée en C et sa teinte blanc-crème la rendent aisément identifiable lors d'un simple bêchage. Une présence importante se traduit en surface par des plaques de pelouse jaunissantes, facilement détachables — un indice que privilégient d'ailleurs certains oiseaux comme les corvidés pour localiser leurs proies.
Reticulitermes sp.
À la différence des ravageurs précédents, la découverte de termites relève d'un enjeu structurel bien plus sérieux : ces insectes sociaux au corps pâle et mou se nourrissent de la cellulose du bois, creusant des galeries invisibles depuis l'extérieur jusqu'à ce que des dégâts conséquents soient déjà constitués. Dans les zones reconnues à risque, la loi impose d'ailleurs une déclaration en mairie en cas de suspicion, et seul un diagnostic professionnel permet d'évaluer précisément l'étendue d'une infestation.
- Sécrétion cireuse blanche et cotonneuse sur une tige → cochenille farineuse.
- Envol groupé en nuage au moindre contact avec la plante → aleurode.
- Larve recourbée en C, blanc-crème, sous terre → ver blanc, larve du hanneton commun.
- Corps pâle et mou, galeries dans le bois → termite — diagnostic professionnel requis.
Crédits photo
- La cochenille farineuse : Crisco 1492, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons
- L'aleurode : Amada44, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons
- Le ver blanc : Traumrune, CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons
- Le termite (ouvrière) : CSIRO, CC BY 3.0 — Wikimedia Commons