Insecte noir : les 4 espèces les plus fréquemment observées

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Insecte noir : les 4 espèces les plus fréquemment observées

Peu de recherches d'identification sont aussi fréquentes que « insecte noir » — un motif de couleur que partagent plusieurs petites bêtes très communes, faciles à confondre au premier regard. Voici quatre espèces représentatives, avec les critères qui permettent de les distinguer sans hésitation.

La fourmi noire des jardins (Lasius niger)

Photo : Lennart Tange — CC BY 2.0 ·
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Espèce 1
La fourmi noire des jardins

Lasius niger

Taille3 à 5 mm
DangerAucun
OrganisationColonies de plusieurs milliers d'individus

La fourmi noire des jardins compte parmi les espèces les plus abondantes d'Europe, avec des colonies pouvant regrouper plusieurs milliers d'ouvrières autour d'une ou plusieurs reines. Son organisation sociale repose sur un système de communication chimique sophistiqué : chaque ouvrière dépose une piste de phéromones que ses congénères suivent pour rallier une source de nourriture, en particulier le miellat sucré produit par les pucerons qu'elle élève et protège comme du bétail.

Le perce-oreille européen (Forficula auricularia)

Photo : Judy Gallagher — CC BY 2.0 ·
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Espèce 2
Le perce-oreille européen

Forficula auricularia

Taille10 à 15 mm
DangerInoffensif malgré son apparence
RôlePrédateur de pucerons, auxiliaire du jardin

Malgré l'inquiétude que suscitent ses cerques recourbés — ces pinces situées à l'extrémité de son abdomen —, le perce-oreille européen est un insecte largement inoffensif pour l'humain, et même précieux pour l'écosystème du jardin. Nocturne, il passe la journée réfugié dans l'obscurité et l'humidité avant de partir chasser à la tombée du jour, se nourrissant indifféremment de matière végétale et de petits ravageurs comme les pucerons.

Le staphylin odorant, dit « diable » (Ocypus olens)

Photo : Peter O'Connor — CC BY-SA 2.0 ·
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Espèce 3
Le staphylin odorant, dit « diable »

Ocypus olens

Taille20 à 30 mm
DangerSans dard ni venin
ComportementPosture défensive spectaculaire

Le staphylin odorant, surnommé « diable » en référence à sa posture défensive spectaculaire, redresse son abdomen à la manière d'un scorpion dès qu'il se sent menacé — un comportement purement dissuasif, dépourvu de tout dard ou venin. Ce coléoptère prédateur, entièrement noir et luisant, chasse activement limaces, vers et autres invertébrés du sol, jouant un rôle non négligeable de régulateur naturel.

Le cloporte (Armadillidium vulgare)

Photo : Franco Folini — CC BY-SA 3.0 ·
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Espèce 4
Le cloporte

Armadillidium vulgare

Taille10 à 18 mm
ClassificationCrustacé, pas un insecte
RôleDécomposeur de matière organique

Contrairement à une confusion répandue, le cloporte n'est pas un insecte mais un crustacé terrestre, appartenant au même grand groupe que les crevettes et les crabes — une origine aquatique qui explique sa préférence marquée pour les milieux humides. Sept paires de pattes, contre trois chez un insecte, permettent de le distinguer sans ambiguïté. Décomposeur discret, il se nourrit de matière organique en décomposition et contribue activement à la fertilité du sol.

Les repères pour ne plus les confondre
  • Colonie organisée suivant des pistes chimiques → fourmi noire des jardins.
  • Cerques recourbés à l'extrémité de l'abdomen → perce-oreille européen.
  • Posture défensive dressée, façon scorpion → staphylin odorant, dit « diable ».
  • Sept paires de pattes, corps segmenté et bombé → cloporte, un crustacé et non un insecte.

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